Archive pour la catégorie ‘Histoire de la Réunion’
Saint-Denis lontan : la caserne
Ce billet est le dernier de la série « Saint-Denis lontan ». C’est avec une grande joie que j’ai pu vous faire découvrir les charmes d’Antan sur la commune de Saint-Denis.
Si vous aussi, vous possédez de vieilles photos, contactez-moi, je les mettrais en ligne sur ce blog.

Saint-Denis lontan : le Bas de la Rivière
Saint-Denis lontan est le titre d’un livre que j’ai trouvé à la bibliothèque de l’ADIL. Ce livre regroupe un nombre et une qualité impressionnante de photos et de cartes postales datant pour la plupart du début du siècle dernier.
Ce livre est à la disposition du public mais de par ce blog, il pourrait intéresser un plus grand nombre de personnes.
Saint-Denis lontan : le Bas de la Rivière
Saint-Denis lontan est le titre d’un livre que j’ai trouvé à la bibliothèque de l’ADIL. Ce livre regroupe un nombre et une qualité impressionnante de photos et de cartes postales datant pour la plupart du début du siècle dernier.
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Saint-Denis lontan : les églises
J’ai le plaisir de vous retrouver car depuis dimanche, je n’avais pas poster. C’était le temps plutôt que l’envie qui me manquait. Donc pour combler ce retard, et pour me faire pardonner, je vous ai préparé de nombreuses photos de Saint-Denis dans la rubrique « Saint-Denis lontan » dont vous êtes de plus en plus nombreux à suivre.
Je vous souhaite une très bonne lecture…
Saint-Denis lontan : les places publiques et les squares
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Saint-Denis lontan : après un cyclone
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Saint-Denis lontan : la rue Jean Chatel
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Saint-Denis lontan : la rue de l’Eglise
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Saint-Denis lontan : la Tribunal
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Saint-Denis lontan : la rue du Maréchal Leclerc
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Saint-Denis lontan : les rues de Saint-Denis
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Saint-Denis lontan : l’Hôpital Colonial
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Saint-Denis lontan : le Grand Lycée
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Saint-Denis lontan : l’ancien Théâtre de Saint-Denis
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Saint-Denis lontan : le champs de course de la Redoute
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Saint-Denis lontan : la jardin de l’Etat
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Saint-Denis lontan : la rue de Paris
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Saint-Denis lontan : l’Hôtel de ville de Saint-Denis
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Saint-Denis lontan : les anciens bâtiments publics de Saint-Denis
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Saint-Denis lontan : la Cathédrale de Saint-Denis
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Saint-Denis lontan : la train à Saint-Denis
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Saint-Denis lontan : la gare de Saint-Denis
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Saint-Denis lontan : la place du Gouvernement
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Saint-Denis lontan : l’Est du Barachois
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Saint-Denis lontan : promenade au Barachois
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Saint-Denis lontan : le Barachois
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Saint-Denis lontan : le débarcadère
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Saint-Denis lontan : présentation
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Le centre-ville de Saint-Denis de la réunion
Ce matin, J’ai donc pris mon appareil photo et suis allé photographier les rues du centre-ville de Saint-Denis de la Réunion :


Photos du Barachois de Saint-Denis de la Reunion

A partir d’aujourd’hui, je vous propose de découvrir la Réunion en photos. Je vous ai donc rajouté une nouvelle catégorie intitulée « la Réunion d’autrefois et d’aujourd’hui ». Son originalité tient du fait que l’on peut s’amuser à comparer des rues réunionnaises ou des maisons de la réunion, photographiées il y a une centaine d’années avec celles photographiées récemment.
Celles que je vous propose aujourd’hui, sont celles du quartier du Barachois de Saint-Denis et de ses environs. Il fallait bien commencer par quelque chose, et j’ai donc choisi des photographies que tous les réunionnais pourraient reconnaître facilement.
Je vous souhaite de prendre du plaisir à consulter ces photos autant que j’ai pû en prendre lors de mes recherches.
Le centre-ville de Saint-Denis de la réunion
Sur cette photo, je n’ai pas pris le même angle, désolé, mais aujourd’hui, c’est une école primaire, qui porte le nom « école de l’ancien Théâtre ».


Cette photo du marché est un peu plus récente et date de 1960. Remarquez qu’il y a toujours aussi peu de voitures, mais là, c’est parce-que j’ai pris la photo ce dimanche matin! lol
Et voici le grand marché, là, j’ai bien pris le même angle quand même!! lol.

Remarquez que l’inclinaison du toit de la maison du fond, et une partie du toit du marché ne sont plus les mêmes. Ils ont certainement été changés après le passage d’un cyclone.
Une visite s’impose …
La fin de la Compagnie des Indes
Un changement radical dans la société insulaire, aussi bien pour l’île de France (l’île Maurice) que pour Bourbon (île de la Réunion), se produit en 1767, année de la faillite de la Compagnie des Indes, entraînant le rachat des îles par l’Administration Royale. Si la Compagnie s’était intéressée de façon superficielle au développement des îles, concentrant ses projets autour du rendement, il en est autrement de l’Etat. Il faut rappeler qu’en cette deuxième moitié du 18ème siècle, l’empire colonial français est au plus mal : Pondichéry, vitrine et fierté de la France dans l’Océan Indien, a été prise et entièrement rasée par les Anglais.
L’origine du peuplement de l’île de la Réunion
La Compagnie des Indes procédait à des engagements de trois ans pour l’île Bourbon (île de la Réunion). Elle recrutait essentiellement des marins et de très nombreux charpentiers de Marine. Ce sont les navires de Saint-Malo qui furent les plus nombreux à faire escale à Bourbon.
Le Gouverneur Mahé de la Bourdonnais
Le Gouverneur Mahé de la Bourdonnais était lui-même originaire de Dinan-Paramé.
Le 10 novembre 1734, Bernard François de la Bourdonnais succède à Pierre Dumas en tant que Gouverneur des îles de France et de Bourbon (île Maurice et île de la Réunion). Son postulat est caractérisé par une activité et un développement sans précédant dans l’histoire des îles jumelles, même sous Pierre Dumas.
Un début d’urbanisation à la Réunion
La colonisation du reste de l’île se poursuit. De 1719 à 1722, des vagues d’immigrants en provenance de Saint-Paul s’étendent vers le sud. Au milieu du 18ème siècle, l’ensemble de la zone côtière sera couvert de concessions. L’année 1727 voit l’arrivée de Pierre Dumas, nouveau Gouverneur de l’île de Bourbon (île de la Réunion). Par son dynamisme, il lance vraiment le premier développement de l’infrastructure que nécessite une île en pleine expansion, et une culture du café florissante. Il appuie de son soutien la colonisation du sud pour laquelle il fait dessiner par Antoine de Bavière le premier plan en damier et concède quarante-huit emplacements à la Rivière d’Abord qui deviendra la ville de Saint-Pierre.
L’origine de la varangue sur l’île de la Réunion
Du début du 18ème siècle, date le témoignage le plus intéressant sur un phénomène architectural nouveau, qui deviendra l’emblème de l’architecture réunionnaise : la varangue.
Houbert, curé de Sainte-Suzanne, dans sa correspondance au Supérieur des Lazaristes, évoque l’aspect de la maison que se fait construire entre 1714 et 1721, Renou, premier Préfet apostolique de l’île :
» Il ne s’est pas contenté d’un bâtiment commun et ordinaire, comme l’ont tous les honnêtes gens de l’île, même les plus accommodés et les plus riches, mais il a fallu des ornements qui le distinguent et le mettent au-dessus de tous les autres sans excepter aucun. Ces superfluités, entre autres, sont une varangue ou espèce de portique qui forme l’entrée de sa maison, à la manière portuguaise ».
Les prémices d’une architecture coloniale
Les rivalités avec l’Angleterre entraînent dès 1722 les premiers pas d’une administration militaire avec début de fortification. La mise en place de ce programme de défense aurait pu aider au développement urbain de l’île. Hélas, les fortifications vont être vite abandonnées dès 1727 au profit de l’île de France (île Maurice actuelle).
Les balbutiements de l’architecture coloniale
Un compte-rendu de voyage en 1721, signale que les quatre principales agglomérations sont Saint-Paul, Saint-Denis, Sainte-Suzanne et Sainte-Marie, ce qui indique la création d’une nouvelle « ville ». Mais surtout ce même rapport estime la population à 3 600 personnes dont 2 000 esclaves. Avec l’introduction de la culture du café en 1715, la population a plus que triplé et désormais, les esclaves dépassent en nombre les habitants « libres ».
Les premières construction en « dur » à la Réunion
Très vite, l’habitat va évoluer d’autant plus que le matériau, disponible à volonté, permet tous les renouvellements et modifications possibles. Avant la fin du 17ème siècle, des descriptions de l’île Bourbon (île de la Réunion) font état de deux types de cases, les différences sociales s’établissant. Les commentaires mentionnent la présence de petites cases en tiges de lataniers couchées, recouvertes de feuilles du même arbre, et de grandes cases en madriers de bois de natte, plus dur, recouvertes aussi en feuilles de lataniers.
L’installation des premiers habitants à la Réunion
Ce billet est le premier d’une longue série ou on découvrira pas à pas, l’histoire de l’habitat sur l’île de la réunion. J’adore connaître les origines e chaque chose, et j’ai pensé qu’il était important de connaitre les origines de l’habitat réunionnais. L’histoire de la Réunion ne date que de 3 siècles mais par la mixité de son peuple et l’éloignement de la France, l’histoire de la Réunion n’a pas son pareil dans le monde. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à les lire que j’aurai à les écrire.
Les lazarets de la grande chaloupe
Au milieu du XIXème siècle, afin d’éviter des épidémies (peste, choléra, variole, etc.), de nombreux lieux de quarantaine furent créés (Auparavant, les bateaux restèrent en quarantaine). Aujourd’hui, ne restent plus comme témoignage du passé, les lazarets de la Grande Chaloupe. Du fait de son isolement (entre Saint-Denis et La Possession) et de la fin de son exercice (1934), les lazarets de la Grande Chaloupe sont encore visibles. Ce site isolé fut pour des milliers d’individus, venus d’Inde, d’Afrique, de Chine, des Comores ou d’Europe, le premier lieu de séjour à la Réunion.
De 1860 à 1865, un débarcadère (les nouveaux arrivants débarquèrent par des grandes chaloupes), quatre dortoirs à un étage en pierre, un hôpital et différentes annexes sont élevés non loin du littoral de part et d’autre de la ravine de la Grande Chaloupe. Durant une quinzaine de jours, les immigrants, reprenant des forces après une traversée éprouvante, sont sous la surveillance d’une équipe médicale. Après vérification de leur état de santé aux lazarets de la Grande Chaloupe, les engagés sont dirigés vers les camps des grandes propriétés sucrières ou dans les villes, munis d’un livret d’engagement.
L’histoire d’Hell-Bourg
L’hostilité du milieu explique en partie la colonisation tardive du cirque de Salazie.
Seuls les esclaves marron (échappés d’une plantation) osaient s’y aventurer pour y trouver refuge. Une légende raconte qu’un esclave en fuite du nom d’Anchaing se serait installé au sommet d’un piton qui porte aujourd’hui son nom.
C’est à partir de 1830 que des colons pauvres du littoral viennent s’établir dans le cirque, à la recherche de nouvelles terres. La découverte en 1832 de sources thermales à proximité du Bras-Sec est à l’origine de la fondation, au lieu-dit « bémaho » (qui signifie « grand arbre » en malgache), d’un village à l’allure géométrique. Ce dernier prend le nom de Hell-Bourg en l’honneur du Gouverneur de Hell, promoteur des sources.
L’architecture religieuse sur l’ile de la Réunion
Les premiers religieux s’installent à Bourbon (île de la Réunion) à partir de 1672 et ce sont les Capucins qui assurent cette charge jusqu’en 1696. Ils furent suivis des Lazaristes, dont la mission ne parvient d’ailleurs dans l’île qu’en décembre 1714, puis à partir de 1816, des Spiritains.
Rattachés à l’archevêché de Paris, les deux territoires de l’île-Bourbon et de l’île de France (l’île Maurice), forment alors une préfecture apostolique placée sous contrôle royal et dont les membres doivent rendre compte, sur place, aux fonctionnaires civils.
Les lambrequins
L’origine des lambrequins :
Tout d’abord, les lambrequins (ou lambroquins) ne sont pas d’origine réunionnaise, cependant ils représentent très bien la case créole réunionnaise.
Les premiers lambrequins ont été faits par les marins de la Compagnie des Indes. Il faut savoir que les charpentiers qui réalisaient les cases étaient tous des marins. Le lambroquin est connu du marin, puisqu’il borde le toit ou le timonier tient la roue du gouvernail du bateau. Cet endroit s’appelle d’ailleurs « varangue » (mot marin d’origine scandinave).
Le cadastre à la Réunion
L’établissement d’un cadastre national date de la révolution Française mais sur l’île de la Réunion, le service du Cadastre existe seulement depuis 1978 ! Le Conseil Supérieur de la Réunion s’occupa en 1724 de la régularisation des concessions. Des plans de propriété furent dressés mais ne concernaient que les parties habitées de l’île et n’étaient pas vraiment précis. Les limites des parcelles étaient matérialisées par la végétation existante (bois de chandelle, plants de vétiver, etc.).
La case bois sous tôle
Cet habitat date du milieu du siècle dernier, et fut construit par la majorité de la population, plutôt défavorisée.
Il fait logiquement suite aux paillotes car la tôle était même parfois moins coûteuse.
La case en tôle, comme la paillote, est composée d’une seule pièce et peut être modulable, car suivant l’évolution de la famille, elle peut facilement s’agrandir. Les cuisines et la salle d’eau restent à l’extérieur
. La case en tôle peut être soit un logement de fortune, mais peut aussi s’affiner dans les ajouts composés ou des couleurs mettant en valeur les ouvertures.
Les premières habitations à la Réunion
Je conseille à tout le monde de s’intéresser et de lire des ouvrages sur l’histoire de la Réunion, car c’est vraiment passionnant, je vous le promets. Je ne vais donc pas commenter l’arrivée des « premiers Français », mais vous décrire en quelques mots, les habitations des premiers habitants. Il s’agit tout simplement d’une hutte qui servait d’abri au départ, mais avec le temps et la misère, s’est pérennisé jusque dans les années 1940! Les matériaux utilisés proviennent des alentours : Vacoas, latanier, vétiver et la canne ensuite. Les petites huttes en branches recouvertes de feuillage ne servent qu’à dormir. Le repas se prépare dans le « boucan », abri sommaire éloigné de la case (pour des raisons de sécurité incendie), et se prend à l’ombre d’un manguier.
Les premiers habitants à la Réunion
En 1646, les premiers habitants de la Réunion s’étaient établis où ils l’avaient voulu en prenant autant de terres qu’ils désiraient ; il y avait, à cette époque, de la place pour tout le monde. Mais, la Compagnie des Indes souhaita fixer les gens pour qu’ils cultivent mieux. Le Gouverneur Vauboulon essaya alors d’organiser une occupation rationnelle du sol et inaugura le système des concessions, dont les premières que l’on puisse retrouver aux Archives départementales remontent au 16 janvier 1690.
La gaulette
Lors des premières concessions, quand il était fait état d’une mesure, l’unité employée était l’arpent (58.464 mètres). Plus tard, on rencontra à titre d’exception le pas géométrique (1.624 mètre). Cette unité resta, cependant, celle qui a défini la réserve domaniale établie sur le littoral de la Réunion.. Mais la mesure agraire qui fut couramment utilisée à l’île Bourbon, est la gaulette.
Le 1er bornage de la Réunion
Bien que l’activité des Géomètres à la Réunion ne soit réglementée que depuis 10 ans, cette profession existe depuis très longtemps sur l’Ile.
Cependant, à l’origine, lorsque les concessions étaient attribuées, elles étaient rarement bornées. Il s’avérait donc très difficile de connaître l’étendue de son bien.
L’absence de cadastre sous le régime colonial
A la différence de la Métropole, où dès 1790 l’Assemblée constituante demanda l’établissement d’un Cadastre, et dont la loi du 15 septembre 1807 relative au Budget de l’Etat est considérée comme l’origine, les colonies ne furent point cadastrées. A la Réunion, le Conseil Supérieur eut à s’occuper, à partir de 1723, de la régularisation des concessions. Des plans de propriétés furent dressés, mais sans aucune liaison entre eux. En 1742, le chevalier Banks, Arpenteur du Roi, établit les plans des villes de Saint-Denis et de Saint-Pierre. Puis, en 1785, il effectua un tableau des concessions pour la colonisation de la région de Saint-Joseph. Mais, ces documents, dressés à diverses échelles et dépourvus de toute valeur topographique, ne peuvent être considérés comme un premier Cadastre.
Dans un mémoire de 1804, Monsieur Chanvallon, ordonnateur aux Iles depuis 1785, relata les difficultés qui affectaient le mesurage des terrains. Les quatre “Plans terriers” de Selhausen de Saint-Pierre, Saint Benoît, Sainte Rose et Saint-André datant de 1816 et 1817 donnaient une image plus précise de la Réunion. Ils indiquaient soigneusement les noms des propriétaires et les dates des concessions. Cependant, ils ne couvraient qu’une infime partie de l’Ile et n’établissaient qu’une image figée de celle-ci.
CONFECTION D’UNE PRE-DOCUMENTATION CADASTRALE : Lors de la départementalisation en 1946, une imposition foncière non bâtie fut limitée à une taxe à l’hectare, calculée d’après un tarif comportant 6 catégories de natures de culture. Les bases d’imposition retenues d’après les déclarations des propriétaires se révélèrent peu précises. Les domaines de moins de 5 hectares étaient exemptés d’imposition. Le décret du 30 mars 1948 aggrava la charge de la propriété non bâtie en additionnant impôts d’Etat, contributions départementales et communales, auxquelles s’ajoutèrent par la suite les cotisations de sécurité sociale. La réforme de la publicité foncière prévue en 1955 ne put être appliquée dans les Départements d’Outre-Mer (D.O.M.) puisque aucun élément ne permettait d’identifier les parcelles devant être inscrites au fichier immobilier. Les études étaient réalisées avec des plans rattachés à des systèmes différents et inutilisables pour des objets autres que celui pour lequel ils avaient été dressés. Devant de telles difficultés, la nécessité d’établissement d’un plan parcellaire cadastral était impérative. On envisagea la confection d’une documentation sommaire permettant une identification parcellaire, laquelle permettrait l’établissement ultérieur d’un Cadastre moderne.
Sous l’impulsion de Monsieur Peberau, Chef du Service du cadastre, Monsieur Lacombe, Directeur de la brigade technique nationale, fut chargé de la mise en œuvre des travaux qui débutèrent en 1959. Pour une réalisation plus rapide et plus économique, il fut décidé que le plan serait établi par photogrammétrie. Une couverture aérienne avait été effectuée en 1950 par l’Institut géographique national (l’IGN) afin de réaliser la cartographie de l’Ile, mais en raison de l’ancienneté de ces prises de vue, une nouvelle couverture aérienne, mieux adaptée aux spécificités du cadastre, fut de nouveau entreprise en 1961. Les travaux, tout d’abord réalisés par des Géomètres du Cadastre, se heurtèrent à de nombreuses difficultés : régions entièrement boisées, relief très accidenté marqué par des ravines souvent très profondes, difficultés de transport, morcellement dont l’importance avait été sous-estimée. Par ailleurs, la matrice cadastrale fut établie en fonction des occupants et non au vu des actes de propriété. En outre, ces derniers furent fort réticents pour indiquer la position de leurs limites. Un retard important fut vite constaté. Aussi, dès 1962 l’Administration décida de confier à des entreprises privées l’établissement du plan cadastral de certaines communes. Mais aucune mesure n’avait été prise pour assurer la mise à jour et la conservation de la documentation, alors que depuis 1965 environ, l’Ile connaissait une importante accélération de son développement. Les paillotes firent place à des constructions en dur, de nombreuses routes furent aménagées et l’on favorisa le démembrement de la grande propriété, aujourd’hui presque totalement disparue.
CREATION OFFICIELLE DU SERVICE DU CADASTRE : Malgré ces difficultés, l’Administration décida, en 1978, l’introduction dans les DOM de la publicité foncière suivant les règles prévues par le décret du 4 janvier 1955. Ainsi fut créé un fichier immobilier assurant à la fois une identification des personnes et des immeubles. Le Service du cadastre existe donc, officiellement et juridiquement depuis 1978. Rappelons que la publicité foncière contraint les propriétaires à produire un document d’arpentage en cas de modification de leurs limites et que ce document doit être dressé par un Géomètre-Expert inscrit à l’Ordre et figurant sur une liste d’agrément arrêté par l’Administration. Or, cette disposition ne pouvait être appliquée dans les DOM car l’Ordre des Géomètres-Experts, institué par la Loi du 7 mai 1946, n’avait compétence que sur le territoire métropolitain. L’Administration décida donc, dans chacun des DOM, d’inscrire sur la liste d’agrément tout praticien ayant des notions d’arpentage des terrains. De la sorte se trouvèrent réunis des Géomètres aux compétences incontestables, des maîtres d’œuvre du bâtiment, des anciens élèves d’apprentissage ayant obtenu un diplôme d’opérateur topographique… Les limites de certains de ces agréés n’ont pas manqué de provoquer de nombreux litiges.
extrait du mémoire » les spécificités du bornage à l’île de la Réunion et leurs origines » de Yannis Slim.
Régression économique à la Réunion.

La fin du 18ème et le début du 19ème siècle sont pour l’île, à l’image de la Métropole, une époque d’instabilité politique qui va influer sur l’urbanisation. Cette période de stagnation est caractérisée aussi bien par une mise en œuvre peu soignée que par une cohabitation de références architecturales diverses, ainsi que des matériaux variés.
Cette régression économique entre 1792 et 1815 explique le faible nombre de nouvelles constructions. Si Saint-Denis possède l’essentiel des bâtisses construites durant cette période, c’est parce qu’elle était la seule ville encore capable d’un programme de construction, si médiocre soit-il.
Commerçants Dyonisiens, les nouveaux bâtisseurs.
Une période d’urbanisation assez intense mais sans typologie architecturale précise, débute à la Révolution. Les styles cohabitent et se croisent sans pour autant s’opposer et parviennent, comme à Saint-Leu, à former des ensembles réussis.
Pour Saint-Pierre et Saint-Denis, où l’urbanisation est beaucoup plus importante, l’uniformité des constructions est beaucoup plus nette que le long de la zone littorale sud-ouest.
Saint-Leu au 18ème siècle.

A Saint-Leu, la première construction en dur fût bien sûr, un entrepôt (aujourd’hui, Hôtel des Postes). Quelque temps après ou peut-être au même moment, s’élèvent plusieurs bâtisses à proximité. Il en est une qui, par la qualité de sa construction, tranche avec l’Hôtel des Postes (Place de la Mairie). Il s’agit là d’un très bel édifice aux pierres soigneusement taillées. De forme allongée, sous un toit à quatre pentes couvert de bardeaux, il s’apparente très fortement aux anciennes constructions de la Compagnie des Indes.
Les planteurs réunionnais, Maîtres dOeuvre.
On peut aisément imaginer que les grands planteurs de l’île, ont été à l’origine de la création de nombreux magasins que nécessite une production florissante du café. La conséquence en est une rupture dans l’unité avec les bâtiments nés de l’Administration Royale et de la Compagnie des Indes. L’évolution naturelle, au fil des années, d’une architecture indo-française dirigée par la Compagnie ou par l’administration formait un ensemble plutôt cohérent, née d’une sorte de symbiose des deux styles, déjà très proches l’un de l’autre.
Les Grands Travaux urbains à la Réunion.

Avant même de s’intéresser à la régulation du plan des villes, l’Administration Royale avait montré la reprise en main de l’île par une nouvelle politique de construction. Depuis l’achèvement de la Grande Loge de Saint-Denis en 1738 par Mahé de la Bourdonnais, il n’y avait plus eu de bâtiment d’importance affirmant la suprématie du pouvoir. D’ailleurs, la Compagnie des Indes n’avait jamais cherché à établir une véritable autorité sur Bourbon. Avec le rachat des îles, tout change. Les Administrateurs du Roi ne sont plus les représentants d’une société marchande mais d’un souverain.
Le début d’urbanisation à Saint-Denis de la Réunion.

S’il est vrai qu’au début du 19ème siècle sont lancés des travaux urbains, c’est la fin du 18ème qui donne au cœur historique de Saint-Denis son visage définitif. On a souvent tendance à considérer que le grand ensemble de bâtiments administratifs et de magasins au bord de la mer, formant la vieille ville, est hérité de la Compagnie des Indes. Il est vrai que la disposition, et surtout la forme des bâtiments, n’ont guère changé depuis cette époque. Mais il ne faut pas négliger le rôle de l’Administration Royale qui a fixé la fonction du quartier, beaucoup plus que la Compagnie des Indes, et l’a considérablement aménagé.
Les premières constructions encore existantes sur la Réunion.
Le bâtiment ayant abrité au début les bureaux de l’Intendance est situé au cœur du centre historique de Saint-Denis, au dessus du carré des concessions de Mahé. En dehors de la très belle qualité de la construction, il est un des derniers témoins de l’architecture en bois de la Compagnie des Indes. Tout indique que les charpentiers de Marine sont à l’origine de la conception.
Parlons un peu de l’histoire de la Réunion, comme se fait-ce qu’elle soit devenue une île, qu’elle soit devenue connue… Pourquoi l’architecture est elle aussi riche et aussi diverse… Nous allons en savoir plus grâce à Didier Mery, qui nous a fait cet article. un Grand merci!
Le succés du Néo-Classique à la Réunion



En ce début du 19ème siècle, le succès de la colonne semble établi. Elle appartenait jusqu’à présent uniquement aux constructions en dur qui étaient plutôt des cas à part. En effet, avec l’hôtel de Joinville, dans les années 1815-1820, se termine cette période charnière ayant vu l’éclosion d’une petite typologie entièrement en maçonnerie, lancée par le néo-classicisme, mais qui remettait au goût du jour, des lignes bien pondichériennes.
Les version Néo-Pondichériennes à la Réunion.

La reprise des liaisons maritimes et économiques avec les comptoirs, maintenant uniquement centrées sur la Réunion, redevenue Bourbon en 1815, y a ramené des références stylistiques traditionnelles dont on peut voir les effets dans des exemples privés (maison dite « Repiquet » et maison « Isautier ») qui culminent avec l’hôtel de Joinville.
La Maison « Motais de Narbonne »

La période charnière de l’occupation anglaise et de la ruine de l’économie caféière a certainement eu son influence sur le rythme de construction de l’habitat colonial civil. Il est fort probable que la construction a tout simplement été gelée pendant ces années troublées. Lors du redémarrage économique vers 1815, s’ouvre une vague de construction néo-classique. La villa dite « Motais de Narbonne » en est un exemple d’autant plus qu’elle est située à Saint-Pierre dans la même rue que l’école Saint-Charles et distante d’une centaine de mètres de celle-ci. Le quartier sera doté dès le milieu du 18ème siècle, de maisons de maître de haute tradition.
Le phénomène de la colonne à la Réunion

Ce début du 19ème siècle voit une entrée en force du phénomène de la colonne qui, malgré le manque d’unité des constructions de cette époque, est majoritairement en dur. Alors que les maisons néo-classiques de la fin du 18ème siècle étaient entièrement en bois, y compris les colonnes, celles du début du 19ème siècle vont privilégier la pierre, parfois la mixité, ce en rupture totale avec la tradition réunionnaise.
L’arrivée du Néo-Classicisme à la Réunion.

La Révolution Française passe sur ce qui est devenu l’île de la Réunion sans changer grand-chose. La colonie est trop loin pour connaître, à l’image de la Métropole, un véritable bouleversement. Cette relative stabilité sociale y amène même une nouvelle vague d’immigrants fuyant les désordres de la France. Seulement cette fois-ci, les arrivants forment un groupe totalement à part dans l’histoire du peuplement de l’île. Jusqu’à présent se sont succédées, en dehors des esclaves Africains et Malgaches, contraints et forcés à l’exil, des vagues d’Européens pauvres venant chercher une vie meilleure dans ce nouveau monde qu’est l’Empire colonial de la Compagnie des Indes, puis de l’Administration Royale.
La fin du 18ème siècle, les prémices d’une mutation à la Réunion.

Il est difficile de se faire une idée exacte des courants majoritaires dans l’architecture du dernier quart du 18ème siècle du fait du peu d’exemples subsistants. Les modèles en dur sont bien sûr très marquants, mais ils n’appartiennent pas à un type dominant. Avec les différents bâtiments parvenus jusqu’à nos jours. On peut néanmoins considérer qu’entre les années 1770 et 1790, trois types de grand habitat colonial coexistent.
De la crise du sucre à Départementalisation.

Après 1860, la mise en œuvre, bien qu’appauvrie, garde encore une certaine rigueur que n’avaient plus les constructions de Saint-Denis à la fin du 18ème siècle et au début du 19ème siècle. Quelques commerces de Saint-Denis parviennent encore dans les années 1890 à afficher une qualité correcte, malgré une économie de moyen, évidente. On est loin des beaux bâtiments à pilastres encadrant chaque ouverture, aux arcs en plein cintre saillants, aux corniches moulurées et aux balcons en fonte ouvragée. Cette architecture codifiée voit là ses derniers moments, puisque seule la Départementalisation en 1946, va relancer le processus de construction à la Réunion. Celle-ci va changer radicalement, produisant à l’image de la Métropole des formes et des techniques nouvelles.
Dessine moi une eglise


L’un des derniers grands bâtiments à voir le jour à la Réunion, en dehors des usines sucrières pour les planteurs résistants encore à la crise, est la chapelle de l’Immaculée Conception. Seule l’Eglise dispose encore de suffisamment de revenus pour se lancer dans un vaste programme de construction. Le collège ne disposait pas d’un lieu de culte d’importance, ce manque est comblé entre 1867 et 1869, quand est élevé la chapelle.
Cette vague néo-classique, déjà exprimée depuis la fin du 18ème siècle dans l’architecture privée, atteint de nombreux bâtiments publics à Saint-Denis à partir de 1850. Leur concentration dans la capitale de l’île ne doit pas occulter le fait que d’autres endroits de la Réunion ont été touchés par le phénomène, où l’on troue encore de très jolis exemples de cette mode, peut-être plus abouti qu’à Saint-Denis.
L’église paroissiale de Sainte-Rose témoigne de la réussite de l’architecture néo-classique quand elle n’est plus tentée par le gigantisme. D’un volume très simple, elle est caractérisée par le dépouillement de ses lignes, mais dans lesquelles les frontons-pignons et les corniches trouvent une très belle expression. L’église de Sainte-Rose, bâtie de 1849 à 1858, bénéficiant d’un plan allongé, de toits à pans relativement longs et d’une mise en œuvre en pierres taillées et moellons enduits, apparaît comme un modèle de proportion à l’allure de petit temple grec.
Les commerces ne sont pas en reste.

La décennie comprise entre 1850 et 1860 a été pour les planteurs, une période de faste sans précédent, leur permettant d’édifier de somptueuses demeures. La ville proprement dite a bénéficié moins nettement de leur largesse. Ces grandes familles, implantées généralement en milieu rural, possèdent en fait peu de biens immobiliers dans les cités.
La balcon ouvragé à la Réunion.

C’est à partir de 1830 que le balcon ouvragé fait son apparition sur l’île de la reunion. Il s’épanouit exclusivement en milieu urbain et systématiquement sur les bâtiments à un étage d’usage mixte (habitation et commerce). Ce nouvel élément nous vient de la Nouvelle-Orléans (Louisiane, USA) et s’est répandu dans de nombreux coins de la planète (il atteindra même quelques villes portuaires françaises au climat desquelles il est totalement inadapté).
L’implantation de nouveaux bâtiments administratifs à Saint-Denis

Les pouvoirs publics, pour construire de nouveaux bâtiments administratifs, se sont trouvés très tôt confrontés à un problème d’implantation, surtout dans la zone Sud-Ouest de la ville de Saint-Denis.
L’Hôtel de ville de Saint-Denis

L’abolition de l’esclavage, la disparition des petites plantations au profit des grandes, l’importation ininterrompue de travailleurs indiens ou d’immigrants européens font gonfler les villes de façon spectaculaire. Saint Denis peuplée de 18 000 habitants en 1851, en abrite 33 000 en 1858. Cette croissance exceptionnelle pose des problèmes à une ville n’ayant jamais su programmer son extension. Les plans se succèdent tout au long du 19ème siècle, régularisant bien souvent ce qui n’a pas pu se gérer.
Une architecture de qualité.
A la Réunion , et surtout à Saint- Denis , les constructions retrouvent une élégance que la période révolutionnaire avait fait oublier. Ce phénomène se poursuivra tout au long du 19ème siècle, jusqu’à la fin de l’économie sucrière.
C’est donc à Saint- Denis (capitale administrative et surtout économique), que sont les plus beaux exemples de cette nouvelle vague d’urbanisation. Situés pour la plupart dans la vieille ville, ils sont tellement imprégnés de tradition architecturale locale qu’ils se fondent totalement dans la masse des bâtiments préexistants. Les bâtisseurs locaux n’ont guère d’autres références stylistiques que celles de la Compagnie des Indes et de l’Administration Royale.
Les 40 Glorieuses à la Réunion.

L’activité sucrière a la Réunion connaît sa première expansion entre 1820 et 1830, une grande progression entre 1830 et 1850 et une explosion sans précédent de 1850 à 1860. La deuxième phase est probablement la plus importante car elle coïncide et même dirige une évolution architecturale logique de l’île, y compris au niveau des grandes cases coloniales. Après 1850, avec la combinaison de la suppression de l’esclavage, d’une immigration nouvelle massive et d’un enrichissement inouï de la classe possédante, on assistera à une modification très nette de l’environnement urbain. Par contre, entre 1830 et 1850, l’expansion économique progressive permet une continuité dans l’urbanisation, aidée en cela par une politique de construction publique aux références encore empreintes de néo-classicisme.
Un vent de renouveau à Bourbon

Dans ce que l’on peut appeler la « reprise en main » de l’île Bourbon, les grands corps de l’Etat sont privilégiés car ils représentent les piliers de cet ordre colonial, l’armée, l’enseignement et le Gouvernement, avant même l’Eglise:
La Réunion, naissance d’une économie.

Le traité de Paris rend l’île Bonaparte à la France qui lui redonne, Restauration oblige, le nom de Bourbon (ile de la Réunion actuelle). Cette année 1815, annonce le début d’une nouvelle ère pour les Mascareignes dont le destin est brutalement modifié. Pour l’île Bourbon, l’histoire va désormais s’écrire en lettres d’or. Le résultat des guerres européennes a, pour elle, une conséquence inattendue lui ouvrant, enfin, les portes d’une grande expansion et, peut-être même, celles d’une véritable histoire. En effet, aux termes du traité de Paris, l’île de France demeurant anglaise et prenant le nom de Maurice, le couple insulaire des Mascareignes est définitivement séparé (on dit « les îles sœurs » maintenant ).